Huawei pourrait travailler avec des entreprises américaines autour de la 5G

Selon les informations de l’agence Reuters, Washington pourrait assouplir les règles de bannissement de Huawei en autorisant les entreprises américaines à participer à des réunions auxquelles participe également Huawei pour établir les standards de la 5G

Le siège de Huawei à Pékin // Source : Likiwi

Dans dix jours, cela fera un an tout juste que Huawei a été placé sur l’entity list, la liste noire de Washington qui interdit aux entreprises américaines de travailler avec certaines entités étrangères. De ce fait, Huawei n’a donc plus l’opportunité de collaborer avec les firmes d’outre-Atlantique.

Il semble finalement, près d’un an après cette décision, que l’administration Trump soit prête à assouplir légèrement les règles. En effet, l’agence Reuters rapportait cette semaine que le département du commerce américain s’apprêtait à autoriser les entreprises américaines à travailler avec Huawei. Néanmoins, cette collaboration ne pourrait se faire que dans un cadre précis : la définition des standards pour les réseaux 5G.

« Cette règle, qui pourrait encore changer, permet en fait aux entreprises américaines de participer aux instances définissant les standards dans lesquelles Huawei est également membre », précise l’agence de presse américaine. Il faut dire que Huawei est l’un des trois principaux acteurs des réseaux mobiles dans le monde, puisqu’au même titre que Nokia et Ericsson, il fournit les antennes aux opérateurs mobiles. C’était le cas sur la 4G et ça le sera aussi sur la 5G, pour les pays qui l’y autorisent.

Les ingénieurs américains pourront participer à des réunions avec Huawei

L’idée n’est cependant pas tant que les entreprises — et notamment les constructeurs ou les opérateurs américains — fassent directement affaire avec Huawei, mais qu’ils puissent participer à nouveau aux instances de régulation de la 5G, notamment auprès de l’Union international des communication ou l’institut des ingénieurs électriques et électroniques. « Dans les réunions autour des standards, où les protocoles et les spécifications techniques sont développés pour permettre aux équipements des différentes entreprises de fonctionner ensemble de manière fluide, Huawei a pris de la voix, tandis que les ingénieurs américains s’asseyaient en silence », explique Reuters.

Le 19 mai prochain, cela fera un an que Huawei est placé sur l’entity list. En dehors même des questions liées à la 5G, cela signifie concrètement pour les utilisateurs que le constructeur ne peut plus distribuer les services mobiles et les applications Google sur ses nouveaux smartphones.

Reuters

Articles similaires :